L’Évangile | plan de Dieu pour réconcilier | LA Bonne Nouvelle de Jésus

Le terme Évangile signifie littéralement Bonne Nouvelle. Quelle est donc cette Bonne nouvelle ? Aucun être humain ne peut s’élever jusqu’à Dieu ni être son propre sauveur – et cela, c’est plutôt une mauvaise nouvelle. Mais la Bonne nouvelle est que Dieu incarné en le Christ Jésus s’est abaissé afin que nous puissions être relevés ! C’est parce qu’IL s’est abaissé que nous pouvons être relevés, rachetés, sauvés, réconciliés avec Dieu.

 

Pour mieux le saisir, il faut partir de la Genèse. L’Éternel Dieu, de sa Parole, a créé l’être humain en son image. L’être humain avait accès à presque complètement tout, à l’exception d’une seule chose : Dieu avait dit à Adam de ne pas se nourrir du fruit de l’arbre du Bien et du Mal (l’arbre de la détermination du bien et du mal* ; ou l’arbre de la connaissance expérientielle du bien et du mal – Gn 2.16-18*). Lorsqu’Ève et Adam n’ont pas tenu compte de la Parole de Dieu en décidant d’expérimenter ce que cela fait de se nourrir des fruits de cet arbre du Bien et du Mal, plutôt que de la Parole de Dieu, ils ont fait plus qu’une transgression. Leur acte constituait une rébellion, une révolution, une tentative de détrôner Dieu : leur acte manifestait que leurs cœurs évaluaient que c’était à eux de juger et de déterminer si la Parole de Dieu était Juste et Vraie. Par là, leurs cœurs cherchaient à détrôner Dieu en se faisant eux-mêmes les juges de la valeur de la Parole de Dieu ; leurs cœurs agissaient comme si eux-mêmes étaient des « dieux » en position ultimement supérieure pour juger et déterminer si la Parole de l’Éternel Dieu méritait d’être respectée ou pas.

 

Et ce qui devait arriver arriva. Le Juste jugement de l’Éternel Dieu, et ce qu’Il avait dit se produisit. Et l’exil du Jardin d’Éden s’en suivit. Le péché était dans le monde ; et la nature humaine, corrompue. La relation avec Dieu était entachée, tout autant que les relations des humains entre eux.

 

Mais une promesse fut faite dès la chute. Dès Genèse 3.15 où Dieu dit que la descendance de la femme écrasera la tête de l’Adversaire trompeur (Gn 3.15), l’Éternel Dieu promet par-là la venue de Jésus le Christ : il annonce « la mort de la mort par la mort du Christ »[1].

 

Puis l’Éternel Dieu fait à Adam et Ève des vêtements de peaux d’animaux pour couvrir leur honte découlant de leur faute. Sans doute qu’un animal a dû mourir, c’est-à-dire que du sang a dû être versé pour prendre sa peau afin de les couvrir : c’est le début d’une longue série où l’être humain est incapable de « se couvrir » suffisamment par lui-même et où Dieu intercède et pourvoit tout en assumant le prix de la mort. Et ce, jusqu’au jour où c’est le Christ Jésus qui verse son propre sang pour racheter quiconque lui appartient en croyant en Lui comme Sauveur et Maître Souverain.

 

La Promesse ainsi faite dès la chute a cependant dû paraître bien énigmatique pour les premiers qui l’ont entendu. Ce fut l’exil du Jardin d’Éden, la dispersion. Le péché était dans le monde ; et la nature humaine, corrompue. Ce fut l’expansion d’une longue période d’errance et de dispersion. Haine, envie, jalousie et autres noirceurs furent commises par l’être humain qui avait brisé sa communion avec Dieu pour placer sa « foi » en sa propre volonté, avec une nature humaine maintenant corrompue.

 

Même à un sommet du mal commis par les êtres humains (Gn 6.5-8), l’Éternel Dieu accorde la faveur de ne pas détruire l’humanité (Gn 6.8). Il permet à l’humanité un autre « départ ». Mais la nature humaine corrompue ne peut se sauver elle-même, malgré un autre départ avec cette même nature humaine corrompue. L’être humain est porté à l’égocentrisme et au mal dès sa naissance ; et la dispersion et le mal se perpétuent.

 

Puis survient une alliance qui put rappeler la promesse d’un accomplissement à venir faite dès la chute – et qui marque un nouveau départ. Au travers d’Abraham (Abram, renommé Abraham), l’Éternel Dieu se choisit un peuple et promet : (1) un « pays », c’est-à-dire une fin à venir de l’errance et de la dispersion, (2) une postérité qui formera un peuple, et (3) une source de bénédiction qui en jaillira pour les autres peuples (Gn 12.1-3 ; Gn 13.16 ; Gn 15.4-5 ; Romains 4.18). On prendra vraiment la mesure de cette triple promesse avec l’accomplissement en Jésus, bien plus tard. Mais déjà on peut relever une particularité de l’alliance que l’Éternel Dieu accomplit. Suivant la coutume de l’époque lorsque des puissants de ce monde faisaient une alliance, des animaux étaient coupés en deux et ceux qui concluaient l’alliance (les parties contractantes) passaient entre ces animaux découpés en deux pour signifier que si l’un d’eux manquait à l’alliance, il finirait mal en point comme ces animaux (Jérémie 34.18-20). Or, lorsqu’Abraham voit la scène des animaux découpés en deux pour marquer l’alliance (Genèse 15.9-11), seul le Créateur, l’Éternel Dieu, traverse ensuite sous forme de boule de feu le cortège d’animaux scindés en deux (Genèse 15.17-21). Pas Abraham. En d’autres termes, seul l’Éternel Dieu s’engage (pour les deux parties contractantes) à ne pas manquer à l’alliance, sans contrepartie humaine pour la triple promesse – outre la confiance, qu’il crut en l’Éternel Dieu (Genèse 15.6 ; Galates 3.6 et Romains 4.3). Là aussi, on en verra la pleine manifestation avec le moyen utilisé par Dieu dans son acte de pure Grâce permettant la Rédemption par le sang du Christ. Cette alliance inconditionnelle et imméritée est d’autant réconfortante qu’Abraham, comme tout homme, n’était pas parfait – comme tout être humain, puisque le péché était entré dans le monde ; et la nature humaine, corrompue. Cette alliance de l’Éternel Dieu au travers d’Abraham, on en verra la pleine mesure lorsque Jésus (Galates 3.16) accomplit avec sa crucifixion – et sa résurrection – la nouvelle alliance.

 

Puis, à la suite d’un autre faux départ après que le peuple descendant d’Abraham ait souhaité avoir un roi pour la mauvaise raison d’être simplement gouverné comme « dans toutes les nations » (1 Samuel 8.5) – c’est-à-dire en cherchant non pas une direction soumise à Dieu, mais un roi gouvernant à la place de Dieu – après ce faux départ avec Saül, l’Éternel Dieu accorda à son peuple « un homme selon son cœur » (1 Samuel 13.14) : le roi David. Sous son règne, Jérusalem devient la cité de Dieu. Mais bien que cherchant à être fidèle à Dieu et obtenant plusieurs de ses bénédictions, David n’est pas parfait et les promesses de Dieu faites au travers de l’alliance avec Abraham ne trouvent pas leur entière réalisation à ce moment-là. Aussi, lorsque David voulut construire un temple à Dieu, c’est à l’inverse l’Éternel Dieu qui promit un temple pour son Saint-Esprit – anticipant l’œuvre de Christ (2 Samuel 7).

 

Se succédera aussi une série de livres prophétiques, inspirés par l’Esprit de Dieu, qui transmettront des indices sur le Christ Jésus, des centaines d’années avant sa venue (entre le 8e et le 5e siècle avant Jésus-Christ : Ésaïe, Jérémie, Lamentations, Ézéchiel et Daniel ; ainsi que les douze livres d’Osée à Malachie). À cet égard, Ésaïe 53 est souvent mentionné dans le Nouveau Testament – le chapitre 53 d’Ésaïe parlant d’un Rédempteur souffrant à venir portant nos péchés tout en étant rejeté et souffrant pour nous (Ésaïe 53.1-12).

 

De même, en Ésaïe 9, ainsi qu’en Ézéchiel 34, il y a l’annonce d’une intervention à venir de Dieu qui sera tout autant particulière que bouleversante : sous une certaine ambiguïté au moment de l’annonce, après coup il apparait que c’était le Christ Jésus pleinement Dieu et pleinement Homme qui était annoncé. Par exemple, à plus de 20 reprises au chapitre 34 d’Ézéchiel l’Éternel Dieu dit qu’Il viendra lui-même en tant que bon Berger – par exemple en Ézéchiel 34.12 :

« Comme un berger va à la recherche de son troupeau le jour où il le trouve dispersé, ainsi j’irai [c’est l’Éternel Dieu qui parle] à la recherche de mes brebis et je les arracherai de tous les lieux où elles ont été dispersées en un jour de brouillard et de ténèbres. » (Ézéchiel 34.12 ; traduction Bible du Semeur)

Puis en Ézéchiel 34.23-24, avec une certaine ambiguïté, le bon Berger mentionné comme Dieu lui-même devient serviteur davidique :

« J’établirai à leur tête un seul berger qui les fera paître : mon serviteur David ; il prendra soin d’elles et sera leur berger. Et moi, l’Éternel, je serai leur Dieu, et mon serviteur David sera prince au milieu d’elles. Moi, l’Éternel, j’ai parlé. » (Ézéchiel 34.23-24 ; traduction Bible du Semeur)

 

De même que le Psaumes 110, l’un des textes les plus cités dans le Nouveau Testament, parle du « Roi-Prêtre » et le Psaumes 2 parle de « l’intronisation du Roi ». Tout comme le Psaumes 89 et le Psaumes 136 retracent des grandes étapes de l’histoire du peuple venant d’Abraham.

 

Mais jusque-là dans le récit, tous les « grands » hommes qui sont venus demeurent néanmoins foncièrement imparfaits. Ce qui n’est pas étonnant : comme nous, ils sont héritiers d’une nature humaine corrompue.

 

Cependant, le temps basculera.

 

Arrive enfin le temps d’une nouvelle ère avec la venue du Seigneur-Sauveur Jésus le Christ/Oint/Messie[2]. Bien que d’abord incompris jusqu’au moment de sa résurrection – et ce, même par ses disciples qui l’ont suivi pendant trois ans –, après coup Jésus se révèle être tout autant le dernier prophète, que LE Roi des rois, messie/christ/oint, Seigneur-Rédempteur/Sauveur, pleinement homme et pleinement Dieu. Un temps nouveau arrive dès lors : Jésus est pleinement Dieu qui s’est fait homme, qui s’est abaissé pour nous relever.

 

À cet égard, les quatre biographies de Jésus (Matthieu, Marc, Luc et Jean) rapportent son origine divine, ses enseignements, ses miracles, la formation de ses apôtres et la manière dont Il accomplit ce qui était promis et annoncé dans l’Ancien Testament. Mais les quatre biographies de Jésus ont aussi ceci de particulier : l’essentiel de ce qui y est rapporté se situe à l’ombre de sa mort, à l’ombre de la Croix. Ce n’est pas anodin que ses quatre biographies mettent davantage l’accent sur l’axe de sa mort que de sa vie : c’est que sa mort expiatoire à la Croix est la raison même de sa venue sur Terre !

 

Car, avec la crucifixion au Golgotha de Christ-Jésus pleinement Dieu et Homme, se réconcilie dans cette œuvre à la Croix la Justice et l’Amour de l’Éternel Dieu.

 

Par Justice parfaite de Dieu, non seulement pas le moindre péché ne peut rester ultimement impuni, mais en plus pas le moindre pécheur ne peut entrer dans le Royaume de Dieu et la vie éternelle. Donc, personne ne peut mériter d’y accéder pour respecter la Justice parfaite de l’Éternel Dieu. Mais en même temps par Amour l’Éternel Dieu accorde une Grâce imméritée : par une double substitution pénale avec Christ à la Croix est à la fois transférée sur Jésus-Christ le paiement par le sang des péchés des personnes qui sont attachées à Lui, en même temps qu’est à la fois transféré au compte des personnes qui Lui appartiennent la justification du dossier parfait, sans péché et sans tache de Christ Jésus. Le dossier parfait, sans péché et sans tache de Christ Jésus : c’est-à-dire le dossier parfait de Dieu lui-même. Mystère de la Trinité. Donc, par Amour sont sauvés, de manière imméritée, par la Grâce seule de l’Éternel Dieu avec le moyen de la foi en Jésus Christ qui produit ensuite des fruits dans leurs vies, les personnes qui appartiennent au Seigneur-Sauveur Jésus-Christ.


« Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur à notre place pour que, dans l’union avec Christ, nous recevions la justice que Dieu accorde. »          (2 Corinthiens 5.21 ; traduction Bible du Semeur)


Avec Christ-Jésus à la Croix, c’est l’Éternel Dieu lui-même qui verse son propre sang pour acquitter l’exigence de sa Justice parfaite, comme l’indique Actes 20.28 :

« Veillez donc sur vous-mêmes et sur tout le troupeau de l’Église que le Saint-Esprit a confié à votre garde. Comme le berger le fait de son troupeau, prenez soin de l’Église de Dieu qu’il s’est acquise par son sacrifice. » (Actes 20.28 ; traduction Bible du Semeur)

Ou, le même verset dans une autre traduction :

« Prenez donc garde à vous-mêmes et à tout le troupeau au sein duquel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour faire paître l’Église de Dieu qu’il s’est acquise par son propre sang. » (Actes 20.28 ; traduction Segond 1978 dite traduction Bible à la Colombe)

Notons bien : l’Église que Dieu s’est acquise lui-même par son propre sacrifice, par son propre sang – l’Église étant ici le Corps du Christ, l’Église universelle, la communauté des personnes qui croient en Jésus-Christ (mort-ressuscité instaurant une Nouvelle Alliance de réconciliation avec Dieu) ; la communauté des personnes qui croient en Jésus-Christ parce qu’elles sont à Lui, parce qu’elles sont unies à Lui. Et le sang à la Croix, c’est Dieu lui-même qui l’a versé ! C’est Dieu lui-même qui s’est saigné – pour la possibilité de notre réconciliation.

 

Cette Grâce imméritée offrant le moyen d’une réconciliation avec la Justice parfaite de Dieu relève de Son entière Souveraineté et Volonté, sans enlever la responsabilité humaine. C’est pourquoi, parlant de l’œuvre de Jésus à la Croix, Pierre en Actes 2.22-23 affirme :

« (22) Écoutez bien, Israélites, ce que j’ai à vous dire. Vous le savez tous : Jésus de Nazareth – cet homme dont Dieu vous a montré qu’il l’approuvait en accomplissant, par son moyen, au milieu de vous des miracles, des signes et des actes extraordinaires – (23) a été livré entre vos mains conformément à la décision que Dieu avait prise et au projet qu’il avait établi d’avance. Et vous, vous l’avez tué en le faisant crucifier par des hommes qui ne connaissent pas Dieu. » (Actes 2.22-23 ; traduction Bible du Semeur)

De même qu’en Actes 4.27-28 Pierre affirme à nouveau que :

« (27) En effet, c’est bien une ligue qu’Hérode et Ponce Pilate, les peuples étrangers et les peuples d’Israël ont formée dans cette ville contre ton saint serviteur Jésus, que tu as choisi comme Messie. (28) Ils n’ont fait qu’accomplir tout ce que tu avais décidé d’avance, dans ta puissance et ta volonté. » (Actes 4.27-28 ; traduction Bible du Semeur)

 

Chaque fois est affirmée l’entière et absolue Souveraineté de Dieu dans les événements. On peut ici remonter, de signe en signe, jusqu’à la promesse faite par l’Éternel Dieu dès Genèse 3.15 : qu’une descendance viendrait pour renverser ce que l’Ennemi trompeur avait voulu ravir – et lui écraser la tête. Mais chaque fois aussi dans ces passages est en même temps soulignée la responsabilité humaine : l’absolue Souveraineté de Dieu – quoiqu’il y ait un certain mystère à tenter de l’expliquer – n’abroge pas la liberté/responsabilité de notre cœur défaillant.

 

Cette délivrance de la soumission du cœur à l’Ennemi trompeur, c’est d’ailleurs ce qu’évoque – anticipant sa mort-résurrection – Jésus dans cette réponse qu’il formule :

« (20) Mais si c’est par la puissance de Dieu que je chasse les démons, alors, de toute évidence, le royaume de Dieu est venu jusqu’à vous. (21) Tant qu’un homme fort et bien armé garde sa maison, ses biens sont en sécurité ; (22) mais si un autre, plus fort que lui, l’attaque et parvient à le maîtriser, il lui enlève toutes les armes sur lesquelles le premier comptait, lui prend tous ses biens et les distribue. 

(23) Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi pour rassembler, disperse. » (Luc 11.20-23 ; traduction Bible du Semeur)

Dans le contexte de ces paroles de Jésus, « l’homme fort » et « bien armé » qui « garde sa maison », c’est le diable, le mal, Satan – l’Ennemi trompeur. Et le plus fort que lui qui le maîtrise, c’est Jésus Christ. Et Christ Jésus n’est pas seulement « plus fort », c’est LE plus fort : c’est Dieu – et la Volonté de Dieu qui s’accomplit. Car dans la nature humaine corrompue, « personne ne peut affirmer : « Jésus est Seigneur », s’il n’y est pas conduit par l’Esprit Saint » (1 Corinthiens 12.3).

 

Aussi, Paul dans sa lettre aux Romains rapporte que :

« (5) Lorsque nous étions encore livrés à nous-mêmes, les mauvais désirs suscités par la Loi étaient à l’œuvre dans nos membres pour nous faire porter des fruits qui mènent à la mort. (6) Mais maintenant, libérés du régime de la Loi, morts à ce qui nous gardait prisonniers, nous pouvons servir Dieu d’une manière nouvelle par l’Esprit, et non plus sous le régime périmé de la lettre de la Loi. » (Romains 7.5-6 ; traduction Bible du Semeur)

De même que dans sa lettre aux Éphésiens il écrit :

« (1) Autrefois, vous étiez morts à cause de vos fautes et de vos péchés. (2) Par ces actes, vous conformiez alors votre manière de vivre à celle de ce monde et vous suiviez le chef des puissances spirituelles mauvaises, cet esprit qui agit maintenant dans les hommes rebelles à Dieu.

(3) Nous aussi, nous faisions autrefois tous partie de ces hommes. Nous vivions selon nos mauvais désirs d’hommes livrés à eux-mêmes et nous accomplissions tout ce que notre corps et notre esprit nous poussaient à faire. Aussi étions-nous, par nature, voués à la colère de Dieu comme le reste des hommes.

(4) Mais Dieu est riche en bonté. Aussi, à cause du grand amour dont il nous a aimés, (5) alors que nous étions morts à cause de nos fautes, il nous a fait revivre les uns et les autres avec Christ. – C’est par la grâce que vous êtes sauvés. » (Éphésiens 2.1-5 ; traduction Bible du Semeur)

 

Rejeté et incompris, comme l’avait annoncé les prophéties, Jésus fut conduit au mont du Calvaire, au Golgotha, où il fut crucifié suivant le plan. Ce n’était pas un accident, mais le plan de Dieu. Mais la crucifixion d’un simple homme ne pourrait pas avoir valeur d’alliance avec Dieu. C’est Dieu qui décrète ses alliances. Aussi, il fallait que Jésus soit en même temps Dieu – mystère de la Trinité ! – pour décréter la Nouvelle Alliance – en même temps que pour présenter un sacrifice parfait, sans tache.

 

Suivant les prophéties, trois jours après sa mort, est attestée la résurrection de Jésus-Christ en signe de son unité en Dieu. Jésus apparait Ressuscité le dimanche de Pâque à Marie de Magdala et l’autre Marie (Mt 28.9-10, Jn 20.11-17). Le même jour, Jésus ressuscité apparaît aussi à Simon Pierre (Lc 24.34, 1 Co 15.5), de même qu’il apparait à deux disciples sur le chemin du village d’Emmaüs à une douzaine de kilomètres (Lc 24.13-35), puis aux apôtres (en l’absence de Thomas) réunis à Jérusalem (Lc 24.13-35). Huit jours plus tard, Jésus apparaît ressuscité encore aux apôtres, mais cette fois avec la présence aussi de Thomas qui touche l’entaille des clous et le flanc transpercé (Jn 20.24-31). Et plus tard encore, Jésus apparait ressuscité en Galilée auprès des disciples sur le bord du lac de Galilée (Jn 21.1-22), puis sur une colline (Mt 28.16-20) où en plus des apôtres il y avait environ 500 personnes (1 Co 15.7). Puis Jésus apparaît ressuscité à son frère Jacques (1 Co 15.7). Et enfin, quarante jours après la résurrection, Jésus apparait ressuscité au mont des Oliviers lors de l’ascension (Ac 1.3, Lc 24.50-52, Ac 1.9-12, 1 Co 15.7).

 

Puis le Saint-Esprit fut envoyé le jour de la Pentecôte devant une foule nombreuse à Jérusalem composée de gens venant de Galilée, de Mésopotamie, de la Judée, de la Cappadoce, de Pont, de la province d’Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, d’Égypte, du territoire de la Libye près de Cyrène, de Rome, de Crète et de l’Arabie (Ac 2.1-36). Événement où, ce jour-là, environ 3000 personnes se firent baptiser sur-le-champ (Ac 2.37-47).

 

Puis l’Évangile, la Bonne Nouvelle de l’œuvre de Jésus Christ à la Croix permettant la réconciliation avec Dieu, commença à se répandre de Jérusalem jusqu’aux extrémités de la terre – pour des personnes de tous les peuples, nations, ethnies.

 


« (18) Tout cela est l’œuvre de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ et qui nous a confié le ministère de la réconciliation. (19) En effet, Dieu était en Christ, réconciliant les hommes avec lui-même, sans tenir compte de leurs fautes, et il a fait de nous les dépositaires du message de la réconciliation. (20) Nous faisons donc fonction d’ambassadeurs au nom de Christ, comme si Dieu adressait par nous cette invitation aux hommes : « Au nom de Christ, nous vous en supplions : soyez réconciliés avec Dieu. »»            (2 Corinthiens 5.18-20 ; traduction Bible du Semeur)


 

On peut donc schématiser en rappelant que l’origine de la chute vient de cœurs humains agissant comme si eux-mêmes étaient des « dieux » en position ultimement supérieure pour juger et déterminer si la Parole de l’Éternel Dieu méritait d’être respectée ou pas ; de la manifestation que leurs cœurs humains évaluaient que c’était à eux de juger et de déterminer si la Parole de Dieu était Juste et Vraie (Genèse 2.16-18 suivie de Genèse 3.1-24). S’en suivirent la dispersion et l’exil, avec la nature humaine corrompue. Et le mal se propageant dans le monde. Mais une promesse a aussi été faite par Dieu dès la chute (Genèse 3.15). Cette promesse, c’est en Jésus-Christ qu’elle s’accomplit. Le point central, la pierre angulaire, c’est Jésus le Christ à la Croix. La justification devant Dieu et notre réconciliation avec Lui dépend de l’objet de la foi : Jésus le Christ mort pour nos péchés et ressuscité pour conclure une Nouvelle Alliance nous justifiant et nous réconciliant avec l’Éternel Dieu. Avec cette réconciliation grâce au Saint-Esprit en nous qui fait dire que Jésus est Seigneur (1 Co 12.3), s’offrent la justification et le témoignage d’un processus de sanctification – et de fruits que produira la Grâce par le moyen de la foi (Ép 2.10).

 

De cette Grâce permettant la réconciliation avec Dieu, beaucoup est condensé dans ces paroles du Christ-Jésus :

« (6) Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (7)  Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu.  (8) Philippe lui dit: Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. (9) Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père? »                         (Jean 14.6-9)

Jésus est le chemin ; Il est le Dieu vivant descendu pour venir nous chercher et nous élever jusqu’à Lui.

Jésus est la vérité ; il ne dit pas seulement la vérité, il est aussi la vérité ; Il est le Dieu vivant qui a tout créé par sa Parole.

Jésus est la vie ; il est non seulement celui qui permet aux cœurs de battre, Il est aussi la création de la vie, la victoire sur la mort, et le Dieu vivant qui offre la vie éternelle.

Qu’est-ce qu’une brebis perdue ? Qu’est-ce qu’une brebis retrouvée ? La brebis perdue est celle qui ne se repend pas ; la brebis retrouvée est celle qui se repend.

(9) Priez donc ainsi :

 

Notre Père,

qui es aux cieux,

que ton nom soit sanctifié,

(10) que ton règne vienne,

que ta volonté soit faite,

sur la terre comme au ciel.

(11) Donne-nous aujourd’hui

le pain dont nous avons besoin,

(12) pardonne-nous nos torts envers toi

comme nous aussi, nous pardonnons

les torts des autres envers nous.

(13) Ne nous expose pas à la tentation,

et surtout, délivre-nous du diable.

 

[Car à toi appartiennent

le règne et la puissance

et la gloire à jamais.]

 

 

(Matthieu 6.9-13 ; traduction Bible du Semeur)

(9) Voici donc comment vous devez prier:

 

 

Notre Père

qui es aux cieux!

Que ton nom soit sanctifié;

(10) que ton règne vienne;

que ta volonté soit faite

sur la terre comme au ciel.

(11) Donne-nous aujourd’hui

notre pain quotidien;

(12) pardonne-nous nos offenses,

comme nous aussi nous pardonnons

à ceux qui nous ont offensés;

(13) ne nous induis pas en tentation,

mais délivre-nous du malin.

 

Car c’est à toi qu’appartiennent,

dans tous les siècles,

le règne, la puissance et la gloire.

Amen !

 

(Matthieu 6.9-13 ; traduction Bible Louis Segond version 1910)

 


>>>Pour aller plus loin : voir 14 épisodes sur la grande histoire de l’Écriture<<<

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Notes :

[1] L’expression est de John Owen (1616-1683) intitulant son livre The Death of Death in the Death of Christ [réédité/traduit en français sous le titre La vie par sa mort].

[2] Les termes de « Messie », « Christ » et « Oint » sont littéralement équivalents : le terme de « Messie » est une traduction française du terme hébreu Mashia’h (langue de l’Ancien Testament), terme lui-même traduit littéralement en grec – langue du Nouveau Testament – par Christòs (que la tradition a traduit du grec au français par « Christ », lorsque ce n’était pas le terme hébreu Mashia’h qui apparaissait dans le texte), et qui tous les deux (Mashia’h et Christòs) ont pour traduction littérale en français « Oint ». Pour simplifier, disons que ces trois termes (Messie, Christ, Oint) sont liés à l’histoire des traductions, mais qu’ils ont littéralement un même sens.